Ah les émotions, comment gérer ses émotions en investissements….
Elles sont les moteurs de l’action humaine, même si certains d’entre nous se voient comme très rationnels.
Saviez-vous que pour toute décision, ce sont les émotions qui décident et vous passez ensuite cette décision par le cerveau rationnel pour trouver une bonne façon de l’expliquer.
Et en termes d’investissements, derrière chaque décision financière se cachent des émotions puissantes : la peur de perdre, l’espoir de gagner gros, le doute, la frustration…
Ces émotions mal « gérées » peuvent soit nous paralyser, soit nous pousser à prendre de mauvaises décisions. Par exemple, revendre une action dans la panique quand elle est au plus bas….
Pourquoi est-il si difficile pour certains de franchir le pas d’investir ? Pourquoi certains restent-ils spectateurs et repoussent à (toujours) plus tard alors que d’autres passent à l’action ?
La réponse ne réside pas seulement dans la connaissance théorique de savoir où investir, mais dans notre rapport aux émotions et à la prise de risque.
Chaque investisseur, qu’il soit débutant ou expérimenté, vivra différentes émotions en fonction du cyle de marché dans lequel on se trouve.
La peur de tout perdre, l’adrénaline d’un gain potentiel ou encore le regret d’une opportunité manquée vont influencer fortement nos décisions à venir.
Alors, pourquoi avons-nous tant de mal à investir ? Et surtout, comment apprendre à gérer ses émotions pour prendre des décisions alignées avec nos objectifs financiers ?
Dans cet article, nous allons plonger ensemble dans les blocages psychologiques les plus fréquents et découvrir comment les surmonter pour pouvoir investir pour l’avenir.
1. La peur de perdre : un frein puissant
L’une des raisons les plus fréquentes qui empêchent d’investir est la peur de perdre de l’argent. Cette crainte naturelle est liée à notre instinct de survie : notre cerveau déteste perdre plus qu’il n’aime gagner (biais de l’aversion aux pertes).
Cela nous pousse à rester immobiles pour notre sécurité, à attendre « le bon moment »… mais qui ne vient jamais !
Comment la surmonter ?
- Formez-vous : Plus on comprend les mécanismes des marchés, moins on craint l’inconnu. Sauf évenèment inattendu, les cycles de marchés s’expliquent et sont justement… cycliques. Après la tempête, le soleil (au besoin, allez faire un stage en Bretagne pour voir les cycles météo sur une journée).
- Commencez petit : Investir des petits montants que l’on est prêt à perdre réduit la peur. J’ai par exemple investi 10 euros dans 15 cryptos différentes. Quand je vois la crypto la plus mal en point à -60%, très concrètement on parle de perdre 6 euros. Et puisque j’ai diversifié, celles en positif compensent.
- Adoptez une vision long terme : Les fluctuations à court terme sont normales, l’important est la tendance globale. J’en parle très souvent, allez regarder le cours du S&P 500 ou du bitcoin sur les 10 dernières années. Le long terme annule les fluctuations.
2. L’analyse paralysante : trop d’infos, trop de doutes
On entend souvent qu’il faut « se renseigner avant d’investir ». Mais à force de trop analyser, on tombe dans le piège de la paralysie par l’analyse. Je n’investis pas car je me suis trop renseigné et il y a trop de choix. Le mieux est de ne rien faire donc…
Entre les articles alarmants, les vidéos contradictoires et les conseils d’experts qui divergent, on finit par ne jamais passer à l’action.
Comment éviter ce blocage ?
- Fixez-vous une date butoir : Se donner un délai pour prendre une décision et s’y tenir.
- Faites simple : Un ETF sur le S&P 500 ou une assurance-vie bien diversifiée sont déjà de bonnes options pour commencer.
- Acceptez l’incertitude : Aucun investissement n’est garanti à 100%, mais ne rien faire est pire car vous perdrez de l’argent chaque année à cause de l’inflation. Oui ne pas investir signifie que votre argent se dévalorise chaque année et que vous vous appauvrissez.
3. Le besoin de contrôle : l’illusion de la maîtrise
Beaucoup veulent tout comprendre et tout maîtriser avant d’investir. J’ai rencontré une personne qui me disait qu’elle n’investissait que dans ce qu’elle comprenait de fond en comble. Bien sûr je lui ai posé des questions sur son livret A… et nous nous sommes retrouvés face à un paradoxe intéressant.
Certes, les marchés financiers peuvent être imprévisibles.
Mais chercher à tout contrôler revient à s’imposer une charge mentale immense, à s’interdire d’agir également et est tout simplement impossible.
Comment lâcher prise ?
- Automatisez vos investissements : Un virement mensuel vers une enveloppe définie évite ainsi le stress des fluctuations. En effet, vous lissez vos points d’entrée. Si en janvier vous êtes entrés au plus haut du marché, vous pourriez en mars entrer au plus bas, ce qui vous fait au global un taux moyen.
- Acceptez de ne pas tout maîtriser : Le but est de maximiser ses chances, pas de prédire l’avenir.
- Définissez des règles claires : Exemples : « J’investis X% de mon salaire chaque mois » ou « Je ne vends pas en dessous de tel seuil ». Tant que la condition n’est pas remplie, on ne vend pas. Et on s’y tient (discipline). Les plus grands traders définissent un point d’entrée idéal et un point de sortie correct. Par exemple, pour une action actuellement à 50€ j’attends qu’elle descende à 40€ pour en acheter et je revendrai à 80€ (c’est à dire x2).
4. L’effet de groupe : la peur d’aller à contre-courant
On a tendance à suivre les autres, surtout en période de crise ou d’euphorie. Quand tout le monde parle de la dernière cryptomonnaie à la mode, on a donc envie d’acheter pour ne pas manquer l’opportunité (FOMO).
Pareil, quand les marchés plongent, on panique et on vend. C’est ce qui s’appelle une correction de marché, qui est saine pour s’assurer qu’on n’est pas sur une bulle.
En revanche, un investisseur débutant qui n’aurait pas appris à gèrer ses émotions va être la victime (facile) de cette correction. L’investisseur expert quand à lui voit une correction comme une opportunité d’acheter à prix bas.
Ayez l’état d’esprit de ce dernier (les soldes) pour mieux gérer vos émotions !
Comment s’affranchir du troupeau ?
- Ayez une stratégie claire : Un plan d’investissement intemporel pour atteindre vos objectifs évite d’être trop influencé par l’actualité.
- Méfiez-vous des tendances : Ce qui est « hype » aujourd’hui peut s’écrouler demain. Et ce dont vous entendez parler dans les médias est souvent déjà beaucoup trop cher ou surcôté…
- Prenez du recul : L’histoire montre que ceux qui investissent avec discipline sur le long terme s’en sortent mieux. Ils ont en effet pu absorber les différents cycles de marchés à la hausse et à la baisse.
5. Le regret et la frustration : les émotions post-investissement
Beaucoup de nouveaux investisseurs vendent trop tôt par peur de voir leurs gains disparaître ou trop tard en espérant un rebond.
Certains regrettent aussi de ne pas avoir investi plus tôt.
Pour toutes ces personnes là, il n’y aura jamais de timing parfait. La discipline sera clé ici afin de définir quand on rentre et quand on sort d’un investissement.
Comment mieux gérer ses émotions ?
- Fixez-vous des objectifs clairs : « Pourquoi j’investis ? Pour la retraite ? Pour acheter un bien ? » Cela aide à garder le cap, surtout pour le long terme.
- Notez vos décisions et leur logique : Cela permet d’apprendre et d’éviter les erreurs futures, et aussi de ne pas oublier l’émotion qui nous a fait passer à l’action ! Pour ne pas récidiver…
- Acceptez l’imperfection : Personne ne prend que des bonnes décisions en investissements. Ce qui compte est de prendre des décisions maintenant pour éviter le regrets dans 20 ou 25 ans de choses que vous auriez aimé faire mais il est trop tard maintenant.
Conclusion : Apprendre à gérer ses émotions
Il est maintenant évident pour vous qu’investir demande de savoir gérer ses émotions et d’accepter un éventuel inconfort passager.
Investir comprend aussi un aspect psychologique dont il faut être conscient car cela fera la différence entre action et inaction. Peur, euphorie, doute, impatience : toutes ces émotions influencent nos choix en matières d’investissements.
Vous avez dorénavant des astuces pratiques pour gérer vos émotions et investir seirenement sur le long terme.
Pour ceux qui n’arrivent pas se convaincre dans le présent, voici un extrait des « 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie » :
« La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et doivent mourir en ayant conscience que cela est dû aux choix qu’ils ont fait, où qu’ils n’ont pas fait. »
La meilleure façon de surmonter ses peurs d’investir, c’est de commencer, même petit.
Et pour commencer, réservez votre consultation offerte ici.

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