Chaque dimanche, je commence à réfléchir au sujet de l’article de mardi prochain. Je publie absolument tous les mardis… hors vacances.
Parfois je n’ai pas d’inspiration ou pas d’idée. Comme aujourd’hui par exemple. Mais l’inspiration vient en écrivant !
J’ai donc décidé de vous expliquer en toute transparence pourquoi je forme à l’éducation financière. En gros, mon combat et les raisons qui me poussent à sortir de ma zone de confort.
Parce que ce serait bien plus simple de m’occuper juste de moi, de mon côté avec toutes mes connaissances financières.
« Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. » (au cas où : Mission Cléôpatre).
Voici donc en résumé les 3 moments marquants qui ont structuré mon chemin et positionnement aujourd’hui. Pourquoi j’aide les femmes spécifiquement à développer leur éducation financière.
Chapitre I – Un banquier fort sympathique
Si je remonte dans le temps, je dirais que mon intiation financière a commencé avec mon banquier lorsque j’étais étudiante. Il me prête 20 000€ pour faire une école de commerce.
Lorsque j’explique que j’ai des difficultés avec les mensualités, il me propose de les reporter dans le temps.
Je trouve cela hyper sympa de sa part… jusqu’à ce qu’il m’annonce le tarif.
Aïe. Mais logique de là où je suis maintenant. Ce qui est gratuit n’a pas de valeur d’après le dicton.
Je vais me débrouiller pour payer les mensualités en mangeant des pâtes, comme tout le monde.
Leçon numéro 1 : le banquier est un commercial qui vend ses produits, pas un ami qui te veut du bien.
Chapitre II – Manger des pâtes c’est toujours mieux que ne rien manger du tout
Après l’obtention de mes 2 diplômes – parce qu’en France on aime les gens qui ont beaucoup de diplômes – je pars en Australie pour m’installer là bas.
Et devinez quoi ? Ils n’ont pas besoin de moi et de mes diplômes.
L’Australie faisait à l’époque de l’immigration « contrôlée » c’est à dire qu’ils listent les métiers dont ils on besoin.
Si tu n’es pas sur la liste, tu peux toujours tenter ta chance bien sûr mais on ne t’accueille pas les bras ouverts et tu ne trouves pas un boulot en 2-3 jours.
L’illusion de la jeunesse et du formatage élististe français, sans aucun doute !
Me voilà donc à l’autre bout du monde à enchainer les petits boulots mal payés et très ingrats (ramasser des fraises, faire du crowdfunding).
Mon logement, à savoir une chambre de 9m² dans une colocation mal isolée, me coûte 400 AUD par semaine, soit 1600 dollars australiens par mois. Oui la vie coûte incroyablement cher là bas.
Alors forcément rapidement, je n’arrive plus à me nourrir tous les jours, mais avec un repas tous les deux jours.
Avoir mal au ventre en continu à cause de la faim, qui vous empêche de dormir le soir, je m’en souviendrai toute ma vie.
Mais par fierté pour montrer que « j’assure », je ne demande pas d’aide à mes proches en France. Un virement prend seulement quelques jours.
Devoir choisir entre dormir à l’intérieur et se nourrir est une expérience marquante, que je ne souhaite à personne.
Si vous ne l’avez jamais vécu, vous avez de la chance.
En revanche si cela vous est déjà arrivé, vous savez.
Cette expérience de toucher le fond a été le moment où j’ai décidé « plus jamais ça ». Autant vous dire que depuis ce moment, je suis hyper flexible sur la nourriture.
Note : on est d’accord, je me suis infligée cela toute seule.
Leçon numéro 2 : commencer par avoir suffisament pour couvrir ses besoins vitaux, c’est la base.
Chapitre III – Un CGP peu scrupuleux
De retour d’Australie, je trouve un emploi, je commence à gagner ma vie et je mets de côté sur une assurance vie car j’en ai entendu parler dans mon entourage.
Livret A, résidence principale et assurance vie, les 3 piliers de l’investissement en France.
Mon livret A est assez rempli, je continue de remplir mon assurance vie en gestion libre alors que je n’y connais rien.
Je fais cela au pif en prenant les notes Morningstar avec étoiles et niveau de risque : beaucoup d’étoiles et risque très élevé (5 / 7 ou 6 / 7), je prends.
Pas étonnant que je note des hauts et des bas sans vraiment comprendre ce principe clé de volatilité associée au risque.
En faisant au hasard, j’obtiens un rendement de 7% par an, ce qui est plutôt pas mal.
A un moment de forte volatilité, je retire mon argent partiellement car j’ai peur de perdre encore plus et là je découvre … la fiscalité ! C’est génial.
Quand tu fais des bénéfices on t’en prend une partie (30% dans ce cas).
Il y a quelques années, en cherchant à faire mieux niveau fiscalité, je prends rendez-vous chez un conseiller en gestion de patrimoine (deux en fait pour me former en posant des questions).
Au bout de 9 mois de discussions, il me vend un PINEL – outil de défiscalisation dans l’immobilier. Le principe est simple : réduction d’impôt pour les investissements locatifs dans des logements neufs ou rénovés, sous certaines conditions.
On parle de sortir 150 euros par mois pour bénéficier de 2000 à 3000 euros de réduction d’impots par an. Un prix au mètre carré dans le neuf inférieur au prix de vente dans l’ancien, une proximité des écoles et magasins, un partenaire immobilier de qualité qui connait très bien la ville et les emplacements de qualité,… Le packaging est incroyable.
Bref, sur le papier, ça marche bien… sauf que le gars m’a vendu un PINEL dans le 14ème arrondissement de Marseille, que je vais galérer à revendre. Et il s’est pris sa commission de 10 000€.
Après ce très bel investissement, il me propose une assurance vie à 6% de rendement. N’y connaissant toujours rien, je fais confiance, c’est correct 6% non ?
En regardant au bout de 2 ans où nous en sommes, je me rends compte que c’est 4% sur 2 ans soit moins que le livret A. Et le gars me dit que c’est franchement bien comme rendement. La blague.
Plus c’est gros plus ça passe comme on dit.
Leçon numéro 3 : si tu ne te formes pas suffisament, tu peux te faire sacrément avoir.
Chapitre IV – La révélation
Là c’est l’arnaque de trop.
A partir de ce point là, je me forme pour que toute tentative d’escroquerie dans le domaine financier soit impossible.
Je choisis des pointures francophones dans différents domaines (bourse, immobilier,…) et je paie des dizaines de milliers d’euros pour « tout savoir ».
Après avoir ingurgité tout cela – j’apprends très vite – je trouve quand même que c’est hyper spécialisé. Chacun a son expertise, mais personne pour aider à choisir entre les différents placements.
Si tu écoutes un expert en bourse, la bourse est LE meilleur investissement, un expert immo, il n’y a que cela de vrai,… bref, tout ceci manque grandement de neutralité.
Normal que tout le monde soit perdu et / ou paralysé par le nombre d’options.
Mon objectif numéro 1 et une de mes compétences : simplifier, rendre accessible pour que tout le monde puisse le faire.
Mais il manque encore un morceau important d’explications…
Avec pleins d’autres expériences, je vois qu’une femme seule se fait facilement et souvent arnaquer. Dans mon cas pour la moto, la voiture, l’immobilier, les investissements et à chaque fois, mais peut être lié au hasard, par des hommes.
Quand je vois que le salaire d’une femme est inférieur pour un rendu (souvent) supérieur, c’est pas normal.
Pareil, à la retraite, les femmes sont beaucoup plus en situation de précarité et dépendance à l’autre. Pourquoi ?
Car elles ont souvent sacrifié des choses pour la famille (arrêter de travailler, suivre son conjoint,…). C’est pas normal non plus de payer un tribut aussi lourd.
C’est peut être un peu grand comme mission mais tant pis, j’aimerais réparer cette injustice financière faite aux femmes.
Comment ?
Avec la formation, l’éducation financière aussi tôt que possible car le temps long joue en faveur des investissements. Si plus de femmes investissaient quand elles ont 25 ou 30 ans, le résultat à 30 ans serait radicalement différent.
On pourrait même imaginer un impact sur la société dans son ensemble avec des investissements plus responsables !
Si vous êtes un homme interessé par les investissements, vous êtes le bienvenu bien évidemment.
Ne soyez pas surpris si je mets beaucoup de choses au féminin.
Encore une vérité à partager : au moment où j’écris cet article, je n’ai pas encore structuré d’offre concrète, car j’aimerais apporter le plus de valeur possible. Pas juste cocher la case.
C’est LE moment idéal pour me dire de quoi vous avez besoin pour que la formation y réponde à 200%.
Vous pouvez me contacter avec le formulaire de contact, prendre rendez-vous pour en discuter ou ajouter vos besoins en commentaires.
Participez à la création d’une offre sur-mesure !
Ou pas… mais par pitié formez vous pour ne pas vous faire avoir et rester dépendante de quelqu’un d’autre.

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