Dans cet article, nous aborderons un point important pour vos investissements à savoir les 4 principales enveloppes de placement qui existent.
Nous présenterons les avantages de chacun, ce qu’ils peuvent contenir et l’impact sur votre fiscalité.
Pourquoi ce sujet est primordial ?
Quelles que soient vos convictions, vous serez probablement ennuyés si vos plus-values sont fortement diminuées par une fiscalité importante. Je suis d’accord pour payer des impôts… mais pas trop non plus.
Quand j’ai commencé à placer mon argent, je pensais que le Livret A était génial car on mettait de l’argent dessus et cela « créait plus l’argent ».
Vous pouvez rigoler mais la grande majorité des personnes ne reçoivent aucune éducation financière.
Les seuls conseils que l’on m’ait donné sont ceux de mes parents, à savoir : achète ta résidence principale, ouvre une assurance vie AFER (qui marchait bien à l’époque), épargne et surtout travaille dur.
Ces bons conseils m’ont permis de commencer mais cela ne suffit pas. Ce qui suit est une présentation résumée de 4 enveloppes d’investissements, liste non exhaustive mais qui permet de couvrir 80% de ce qui se fait au niveau débutant et intermédiaire.
1) Les 4 types d’enveloppes
- L’Assurance vie
L’assurance -vie est le produit le plus connu par les investisseurs particuliers et un des premiers ouvert. Il contient de nombreuses options et possède une fiscalité attractive à partir d’un certain temps de détention.
Les fonds de l’assurance vie sont « liquides » c’est-à-dire qu’il est possible d’en retirer une partie à tout moment dans un délai de quelques jours.
Le livret A étant dédié aux besoins court terme, l’assurance vie peut être une bonne option pour placer l’argent de vos projets moyen terme.
Dans ces contrats, il est très souvent proposé un ajustement du risque en fonction de votre âge avec une répartition Unités de Compte (actions, immobilier,…) / fonds euros (support garanti) qui varie dans le temps.
Les supports en fonds euros sont garantis par l’assureur mais la contrepartie est leur faible performance aux alentours de 3%.
A l’inverse les unités de compte peuvent bénéficier d’un rendement plus élevés (et donc avec des risques plus élevés).
Si vous avez 25 ans, un assureur pourrait vous proposer une répartition 80/20 alors que pour une client de 60 ans cette répartition sera plutôt de 30/70.
Tout dépend de votre appétence au risque que vous pouvez adapter ; cependant un changement de répartition avec une moindre exposition aux actifs volatils plus vous approchez de la retraite est une bonne idée 😊
Il est possible et recommandé d’avoir plusieurs assurance vie pour avoir une plus grande diversification de ses placements.
Pour les assurance-vie regardez bien les frais (cf article précédent) car une addition de frais d’entrée + frais de gestion + frais d’arbitrage pourrait fortement réduire votre rendement.
- Le PEA (Plan d’Epargne en Actions)
Le Plan d’Epargne en Actions permet d’investir dans des actions françaises ou européennes.
Il s’agit d’un compte-titres qui accueille des actions d’entreprises cotées situées dans l’Union européenne et des parts de placements collectifs (OPCVM, SICAV) investis à au moins 75% en actions d’entreprises européennes.
Il n’est possible de détenir qu’un PEA par personne et recommandé de le garder au minimum 5 ans.
- Le CT (Compte-Titres)
Le Compte-Titres permet d’investir sur des actions quelle que soit la région du monde.
Ainsi, si vous souhaitez investir dans des actions américaines, australiennes ou japonaises, le compte-titres semble tout indiqué.
Le point d’attention ici est la fiscalité car elle pourrait être peu avantageuse dans certains cas.
Il est possible de le combiner avec un PEA.
- Le PER (Plan Epargne Retraite)
Le PER permet d’épargner pour sa retraite pour s’assurer une retraite par capitalisation. Il est possible d’ouvrir un PER individuel, un PER collectif (PERCO) ou un PER d’entreprise individuel (PERP).
Ceci permet de générer des revenus complémentaires à la retraite en plus de celles du régime obligatoire et complémentaire.
Le montant sur le PER ne peut être débloqué qu’à la retraite ou en anticipé dans certains situations très spécifiques.
Un point d’attention concerne les options de sortie (versement d’une rente ou d’un capital) puisque l’un des deux ne peut pas être transmis.
C’est une question qu’il faut commencer à se poser quelques années avant le départ à la retraite.
2) La fiscalité de vos investissements
C’est le point le plus complexe à appréhender car peu de personnes en parlent.
Sans avantage fiscal, le taux de prélèvement est de 30% sur vos plus-values.
L’assurance-vie, le PEA et le PER présentent tous les 3 des avantages fiscaux selon la durée de détention.
- Assurance-vie
Durée de détention recommandée : 8 ans minimum.
Les contrats de plus de 8 ans bénéficient, selon l’option choisie :
– d’un abattement de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple) annuel sur l’impôt sur le revenu
– d’un prélèvement libératoire au taux réduit de 7,5 % pour une assurance vie de < 150 000€
- PEA
Durée de détention recommandée : 5 ans minimum.
Si vous retirez votre argent du PEA après ses 5 premières années d’existence, ce dernier n’est pas clôturé et les gains sont soumis uniquement aux prélèvements sociaux (17,2%).
- Compte-Titres
Le prélèvement forfaitaire de 30% s’applique aux plus-values.
Il n’existe pas de durée de détention minimum.
C’est l’enveloppe la moins avantageuse d’un point de vie fiscal si vous recevez des dividendes tous les ans.
A l’inverse, si vous décidez de placer sur du long terme sans recevoir de dividendes, vous pourrez bénéficier de la performance de la bourse et d’un effet de levier pendant 20 ou 30 années et être taxé à la sortie sur les plus-values.
- PER
Le prélèvement forfaitaire de 30% s’applique aux plus-values. Si les versements ont été déduits de vos impôts à l’entrée, ils seront taxés à la sortie. Sinon ce serait trop beau !
Ceci est intéressant pour des personnes qui se situent dans les tranches d’imposition hautes (30%, 41% et 45%) et de façon générale puisque ce ne sont que les plus values qui sont taxées.
L’ensemble du capital investi a été exonéré d’impôts pendant 20-30 ou 40 ans et a pu fructifier et générer des plus values.
3) En résumé et simplifié
La fiscalité c’est compliqué !
Pour les investisseurs
- débutants, une ou deux assurance vie est une bonne première étape.
- qui cherchent un peu plus de performance, vous pouvez ajouter un PEA.
- confirmés, un compte-titre en plus si vous savez ce que vous faites.
- ayant de forts taux d’imposition, un PER pourrait être intéressant.
Il existe des contrats avec gestion pilotée c’est-à-dire que l’on fait pour vous mais attention aux frais qui ne sont pas toujours justifiés car les professionnels ne font pas beaucoup mieux que la majorité des investisseurs….
J’espère que cet article vous a fait découvrir de nouveaux placements dont vous ignoriez l’existence ou l’objectif.
Pour un conseil personnalisé ou si vous préférez que ce soit fait pour vous sans prise de tête, vous pouvez prendre rendez-vous pour que l’on discute ensemble de vos objectifs, de vos envies, de vos projets.
Ce rendez-vous est gratuit et permet de voir ce qui pourrait être fait.
Ne perdez pas de temps qui est précieux, prenez rendez-vous maintenant.

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